Un objectif – le KMZ Tair-11A 135mm f/2.8

C’est une opportunité qui ne se présente pas tous les jours, même si l’objet n’est pas tout à fait rarissime : j’ai eu l’occasion de tenir entre mes mains et d’utiliser durant une petite journée ensoleillée ce très bel objectif, un Tair-11A 135mm f/2.8 de KMZ.

Datant des années 1970, ce téléobjectif est en monture à vis 42mm. La mise au point est possible dès 1m20, et la plage d’ouverture oscille entre f/2.8 et f/22.

Il s’agit d’une focale assez courante, 135mm est idéal pour des portraits qui restituent fidèlement les traits du visage. L’ouverture est sur le haut du panier mais pas exceptionnelle. La marque KMZ est populaire, d’origine soviétique, et à l’origine des reflex Zenit avec lesquels l’objectif était probablement proposé. Rien d’extravagant à première vue. Pour percevoir l’originalité de cet objectif, il faut le regarder d’un peu plus près.

C’est d’abord un gros caillou très lourd (600g !) qui respire la robustesse et la solidité. Il est mécaniquement extrêmement simple et d’autant moins enclin aux défaillances techniques. Il n’y a aucun automatisme : pas d’autofocus évidemment, mais pas non plus de présélection automatique de l’ouverture, on en reparlera plus bas.

Puis, en regardant encore plus près, à l’intérieur de la bête, on compte les lamelles du diaphragme : une, deux, trois… neuf, dix… quatorze, quinze… dix-huit, dix-neuf, VINGT ! D’un bout à l’autre de l’échelle des ouvertures, le diaphragme forme un cercle presque parfait. Cela augure de très jolis flous d’arrière plans.

On compte les lamelles du diaphragme : une, deux, trois… neuf, dix… quatorze, quinze… dix-huit, dix-neuf, VINGT !

Dépourvu de la présélection automatique, ce mécanisme qui maintient le diaphragme ouvert pour la visée et le ferme en une fraction de seconde à la prise de vue, le Tair-11A offre cependant une présélection manuelle. Il faut choisir son ouverture avant la composition au moyen d’une première bague. Dans un deuxième temps le photographe fait sa mise au point et sa composition. Au moment de la prise de vue, il faut fermer le diaphragme manuellement à l’aide d’une deuxième bague dont la butée a été sélectionnée à la première étape. Clic, clac, et on recommence. Fastidieux !

Après quelques temps de prise en main, j’ai réussi à l’utiliser correctement avec un tout aussi solide Pentacon Praktica MTL3, son cousin issu de l’autre côté du rideau de fer. Voici le résultat.

Vous pourrez trouver sur eBay des Tair-11A entre 100 et 150€. Leur robustesse leur évite les problèmes techniques graves, et ils sont particulièrement simples d’entretien.

Un grand merci à tatou_de_baudoin pour m’avoir laissé tester cet objectif. N’hésitez pas à laisser un commentaire si vous souhaitez en savoir plus sur le Tair-11A, et pensez à partager vos clichés pris avec cet objectif en me mentionnant sur Instagram. Bonne photo !

Restaurer la peinture d’un Kodak Six-20 Brownie Target

Trouvé dans un vide grenier l’année dernière, ce box Kodak Six-20 Brownie Target était dans un état peu flatteur. Du moins sur sa façade, car le mécanisme, la cuirette et la poignée étaient dans une forme raisonnable. Vue de devant, les dégâts étaient multiples, mais uniquement esthétique : la rouille avait rongé une grande partie du métal, soulevant quasiment la totalité de la laque noire.

L’état initial de l’appareil – Avon – Ilford HP5

Était-ce raisonnable de dépenser autant d’énergie et de temps sur un box aussi commun ? Peut-être pas, mais c’est la passion qui a parlé. C’était également un bon entrainement, sans grand risque, qui m’a servi d’expérience pour d’autres restaurations à venir sur des appareils plus vénérables.

Voici donc comment j’ai restauré cet appareil Kodak, étape par étape.

Démontage

Le démontage de ce box se limite au retrait de la face avant, ici recouverte de cuirette noire. Pour info, la manoeuvre sera similaire sur des Kodak SIx-20 Brownie Junior (façade art déco en métal). Cette façade est maintenue par 4 vis dans les coins de la façade (entourées en rouge). Elle est également bloquée par le levier de sélection de pose (rond vert).

Indication de démontage

Il m’a fallu pour l’extraire retirer les 4 vis, puis aplatir cette tirette à l’aide de deux pinces et d’un linge protecteur pour éviter toute rayure. C’est beaucoup plus facile que ça en a l’air, et cette méthode vaudra également pour d’autres box Kodak (le Beau Brownie, par exemple).

Décapage

Me voilà avec l’accès aux entrailles de l’appareil !

Première grande manœuvre, il a fallu faire tomber la peinture noire résiduelle. On ne peut pas peindre par dessus, cela serait très inesthétique. De plus, la nouvelle peinture ne tiendrait pas et s’écaillerait à nouveau rapidement.

Sur mon modèle, le simple passage d’un outil en bois (un pic à brochette en bambou) a suffi à dégager l’ensemble de la peinture. Il faut être assez patient, et les petites écailles récalcitrantes pourront être éliminées lors de l’étape suivante, le ponçage.

Notez : les contours des viseurs étaient encore corrects, j’ai préféré les laisser tels quels.

Ponçage

Une fois la peinture retirée, c’est la rouille de la façade qu’il fallait éliminer. Ici, l’oxydation était généralisée mais pas trop épaisse. Un simple papier abrasif, au grain fin (180), a suffi à faire réapparaitre l’acier brut. Dans les endroits peu accessibles, il a fallu faire glisser le papier, plié, avec un outil fin : un petit tournevis ou un cure-dent.

Sur des surfaces plus grandes, on pourrait également travailler à la laine d’acier. Attention à utiliser des gants pendant l’opération.

Nettoyage

Il est temps de dépoussiérer et de nettoyer les miroirs et viseurs. Mon propre appareil avait un miroir désolidarisé qu’il a fallu recoller une fois la peinture terminée.

Toute la poussière créée par le ponçage a été soigneusement essuyée puis soufflée (à la poire) pour éviter de l’emprisonner sous la peinture.

Préparation à la peinture

C’est le passage indispensable ! Il faut protéger toutes les parties qui ne doivent pas être peintes, et en particulier les lentilles et miroirs de l’appareil. Sans ça, le box deviendrait inutilisable.

Bien entendu, je n’ai travaillé qu’avec le corps métallique, laissant la boîte en carton de côté.

Pour protéger le reste, j’ai utilisé de l’adhésif de masquage de bonne qualité. Lorsque nécessaire, j’ai découpé des formes, par exemple pour couvrir les viseurs (dépolis et parties métalliques) avec un rectangle d’adhésif au bon format, ajusté pour passer dans l’encoche sous-jacente.

Pour protéger de plus grandes surfaces, j’ai utilisé un bouclier en papier : un morceau de feuille A4 a protégé l’ensemble des parties internes du Brownie Target : mécanisme, lentille, miroirs, etc., et d’autres feuilles ont protégé l’extérieur du corps métallique.

Enfin, j’ai choisi de protéger le filetage des trous qui reçoivent les vis de façade : cette visserie étant quasiment centenaire, il vallait mieux la préserver et ne pas à avoir à forcer lors du remontage.

Le plus long est fait ! Restait à positionner l’appareil ainsi protégé sur un (grand) carton pour protéger les murs et sols, et la partie fun allait pouvoir commencer.

Application de la peinture

Pour obtenir une nouvelle laque lisse et sans aspérité, j’ai opté pour une peinture en aérosol couleur noir brillant, achetée chez Cultura. Pensez à tester votre aérosol avant toute autre opération : vous pré-agiterez la peinture, vous confirmerez ainsi la bonne distance d’application, vous vérifierez si la couleur vous convient bien, et vous saurez tout de suite s’il y a un défaut (une buse qui reste coincée en position appuyée, par exemple… vécu !).

L’application se fait en général en plusieurs fois : plusieurs angles d’approche, et plusieurs couches. Il est généralement difficile de trouver une manière de poser l’appareil qui donne accès à toute la surface à peindre. Mais dans le cas de ce Brownie, il a suffi de poser l’appareil sur le dos, et de tourner autour avec la bombe.

On maintient la bombe à 20-30cm de la surface, on effectue des passages régulier et rapides. On ne projette surtout pas plus d’une seconde sur un même endroit ! C’est la dégoulinade assurée, la cata, tout à refaire ! 😮

Il faut faire juste assez de passages pour appliquer une première couche sur l’ensemble de la surface. Les manques apparents seront recouverts par la suite lors des deuxièmes et troisièmes, voire quatrièmes couches.

Le temps de séchage entre deux couches était d’au moins une heure pour la peinture utilisée sur cet appareil. Vérifiez sur la vôtre les préconisations. Et n’y mettez pas vos doigts avant d’avoir laissé au moins reposer 24 voire 48 heures. La surface peut paraître sèche, mais en profondeur c’est encore souple et vous risquez, comme moi, d’y laisser votre empreinte (digitale, littéralement).

Remontage

Une fois la peinture sèche, j’ai décollé les adhésifs en les tirant à 45° de la surface pour éviter d’arracher la peinture. Pour les petites pièces, vous pouvez vous aider d’une pince à épiler. Évitez les cutters qui glissent et vous rayent votre belle laque toute neuve.

48h plus tard, les outils pour ôter les adhésifs. Attention aux cutters, la peinture fraîche est fragile et les miroirs, dépolis et lentilles également. Vous pouvez voir sur la gauche le miroir en attente de collage.

Le remontage était assez simple, en sens inverse du démontage : j’ai réinséré la tirette dans sa fente et repositionné la façade. Je l’ai vissée en place, puis rendu sa forme initiale à la tirette à l’aide des deux mêmes pinces. Enfin, j’ai replacé le dos de l’appareil. Et j’ai enfin pu observer avec satisfaction mon Kodak Six-20 Brownie Target comme neuf !

Conclusion

Quelques remarques en conclusion :

  • Cette restauration a eu lieu il y a plusieurs mois déjà, je souhaitais voir si la peinture tenait dans le temps. C’est le cas, je suis donc très heureux du résultat.
  • Ce que je ne referai pas : mettre mes doigts sur la peinture ! Je suis le seul à voir le défaut que j’ai créé, mais je ne voie plus que ça… 🙁
  • Ce que je referai : la peinture en aérosol est tout à fait adaptée à l’ouvrage. J’essaierai sur un prochain appareil la version noir mat pour l’intérieur des appareils.

Si vous avez des conseils pour compléter ce guide, ou des questions pour effectuer votre propre restauration, n’hésitez pas à laisser un commentaire ou à me contacter directement sur Twitter ou Instagram.

Un tour en Olympus OM10

C’est le printemps, et la saison des vides-greniers a commencé ! Le mois dernier a été l’occasion de tomber sur un reflex Olympus OM10 en excellent état, équipe du standard Zuiko 50mm f/1.8.

Un rapide remplacement des mousses, deux piles PR44 que l’on ne présente plus (cf. Polaroid et Ricoh), et hop ! Nous sommes partis pour une ballade avec dans le ventre une pellicule Kodak HD200 périmée depuis belle lurette.

En attendant une vraie présentation de l’appareil, voici une sélection de résultats plutôt satisfaisants. En attendant une Ilford FP4 Plus en cours de développement, et un peu de bricolage autour d’un petit joyau trouvé dimanche dernier (oui, je tease).

Un appareil – le Ricoh 500GX

Le hasard fait bien les choses. Il a mis sur mon passage, un beau matin de vide grenier dans le 91, un petit appareil qui s’avère être un télémétrique très sérieux : le Ricoh 500GX. Et depuis, c’est l’amour fou !

Présentation

Vendu entre 1976 et 1980, le 500GX est un appareil très compact et robuste, en métal. Son poids raisonnable de 420 grammes permet une bonne prise en main, tandis que sa taille de guêpe lui assure une bonne transportabilité et permet de le ranger dans une grande poche de manteau. Mon exemplaire est tout de noir vêtu, mais Ricoh a vendu également une version chromée plus courante.

Il est équipé d’un objectif Color Rikenon ouvrant à f/2.8 et d’une focale à tout faire de 40mm, assez polyvalente, même si je la rêverais un peu plus courte encore pour la photo de rue. La mise au point est télémétrique et permet de s’approcher des sujets jusqu’à 90cm.

L’automatisme priorité vitesse du Ricoh 500GX est débrayable, et l’appareil est utilisable en mode totalement manuel

L’obturateur supporte des vitesses allant du 8ème de seconde à un confortable 1/500ème qui permet de profiter de l’ouverture maximale. Les longues expositions sont possibles à l’aide d’une pose B. La synchronisation flash, elle, se fait à toutes les vitesses. Les choses sérieuses commencent lorsqu’on s’attarde sur l’automatisme : le fonctionnement par défaut est un mode avec priorité à la vitesse, très pratique à l’usage. L’ouverture alors sélectionnée est indiquée dans le viseur par l’aiguille de la cellule, laquelle est située au dessus de l’objectif et sous les éventuels filtres. Mais surtout ce mécanisme est débrayable et le Ricoh 500GX est alors utilisable en mode totalement manuel.

Le viseur offre une image de télémètre claire mais riquiqui. Sur le côté droit du viseur, l’aiguille de la cellule oscille sur la liste des différentes ouvertures. Une pression légère sur le déclencheur permet de verrouiller  l’exposition pour cadrer ensuite différemment.  Bon point, la sur-exposition ou la sous-exposition ne bloquent pas la prise de vue, comme le ferait un New Canonet 28.  Dommage par contre que l’objectif prenne une si grande place dans le viseur !

Une ergonomie torturée

Dans notre viseur, en mode manuel, un petit « M » vient nous rappeler que l’automatisme est débrayé. Par contre, rien n’indique dans ce cas l’ouverture sélectionnée. D’ailleurs, que ce soit en manuel ou en automatique, le 500GX n’offre aucun rappel de la vitesse : il faut être consciencieux pour ne pas sélectionner les vitesses lentes par mégarde. Et cela augure en fait toutes les curiosités ergonomiques de cet appareil.

Dans mon précédent article à propos du Nikon F-501 AF, je découvrais les évolutions des autofocus modernes. Beaucoup plus fondamentalement ici, alors que des appareils télémétriques grand publics, tels que le Canon P, avaient déjà fait preuve de prouesses de design, le 500GX peine à intégrer les éléments accessoires dans un boîtier toujours plus petit. Cela reflète l’avancée à tâtons de l’intégration des équipements électroniques et des mécanismes plus créatifs.

Le 500GX est donc à la base une petite brique bien régulière, sur laquelle un designer fou est venu poser çà et là, un peu comme bon lui semble, ses multiples leviers et boutons.

Un designer fou est venu poser çà et là, un peu comme bon lui semble, ses multiples leviers et boutons

Le déclencheur, tout d’abord, a une course assez longue. Le bouton ressemble d’ailleurs à l’embout d’un déclencheur souple qu’on aurait greffé sur ce petit compact. Soit, pourquoi pas ? Mais la protubérance créée devient assez gênante lorsqu’il s’agit de ranger l’appareil : le déclenchement par erreur est assuré durant le transport !

Pour contourner ce problème, né avec l’itération précédente du compact, les designers introduisirent un levier de blocage que l’utilisateur doit pivoter à l’horizontal à 45 degrés pour mettre l’appareil en batterie. Malheureusement, sans rappel de ce blocage dans le viseur, vous pesterez comme moi de nombreuses fois lorsque ce levier infernal vous fera manquer la photo de l’année.

Enfin, pour compléter le design du capot, une petite verrue rouge permet de tester la batterie. D’ailleurs vous ne risquerez pas de la manquer puisqu’il a été jugé indispensable d’y adjoindre un panneau géant lisant en grosses majuscules d’imprimerie « BATT CHECKER ». Discret.

Parce que tout n’est pas noir au tableau, notez la bonne idée d’ajouter deux indicateurs visuels rouge/vert qui permettent de savoir d’un coup d’oeil si une pellicule est chargée dans l’appareil (à côté de la molette de rembobinage) et si l’obturateur est armé (à côté du levier d’armement).

Nouveauté par rapport à ses prédécesseurs, le 500GX apporte un mécanisme de multi-exposition. Si la bonne idée a été de le découpler totalement de l’armement normal, était-ce nécessaire de le placer si loin du reste des commandes, à l’opposé total ? Et puisque ce bouton glissoir est déjà assez inaccessible, était-ce bien raisonnable de le coupler à encore un autre type de bouton, rond, que l’on doit écraser et faire pivoter du bout du doigt pour débloquer le précédent ? Bon, soyez rassuré, M. le designer, l’utilisateur le plus maladroit ne court plus aucun risque d’activer l’exposition multiple par erreur…

Et pourtant je l’aime

Malgré tous ces défauts, le petit Ricoh sait se faire aimer.

Il est facile à mettre en œuvre : utilisez pour lui donner vie les piles PR44, les mêmes que je conseillais dans les Polaroids type 100. Mais en l’absence de pile, le mode manuel est totalement effectif, seule la cellule sera indisponible. En cas de besoin, le télémètre s’ajuste facilement depuis l’extérieur grâce à un petit cache rond amovible. N’espérez par contre pas rentrer facilement dans les entrailles dans la bête, laissez cette rude tâche aux professionnels.

Tous les écueils cités plus haut ne pourront être évités et oubliés qu’à la suite d’un apprentissage complet par la pratique de l’usage de l’appareil. Et le Ricoh 500GX, avec sa capacité à être transporté partout, tout le temps, offre toutes les clés nécessaires à cette initiation. Et finalement ce travail sera récompensé par une excellente qualité de prise de vue.

Quelques photos

Cela va faire un an que je vadrouille avec le Ricoh 500GX. Vous trouverez ci-dessous des clichés pris dans tout un tas de situations, belle lumière ou ciel gris, plein soleil ou pénombre, etc., et avec des films divers : Kodak Ektar 100, Kodak Portra 400, Ilford HP5 400, et Ilford FP4 125.

N’hésitez pas à laisser un commentaire si vous souhaitez en savoir plus sur le Ricoh 500GX, et pensez à partager vos clichés pris avec cet appareil en me mentionnant sur Instagram. Bonne photo !

Plus d’infos

Les nouveautés sur Collection-Appareils

Vous connaissez très probablement le site, mais vous ne savez peut-être pas qu’il est en constante évolution : le site de Sylvain Halgand, collection-appareils.fr, est alimenté plusieurs fois par an par des bénévoles qui ajoutent leurs appareils à la longue liste de ceux déjà présents. À fin février 2017, ce sont 11466 appareils qui sont référencés et sérieusement documentés. Et la première salve de nouveautés a permis d’ajouter plus de 100 nouveaux appareils !

Vous pouvez consulter toutes les nouveautés sur la page qui leur est dédiée.

J’ai pour ma part donné un peu de mon temps pour présenter un Fujica 35-ML F/2 et une bien belle chambre Photo-Hall Perfect Pliant n°9.

Bourse de Glisy

Je ne sais pas encore si je pourrai m’y rendre, mais l’association liée au site Collection-Appareils organise annuellement une bourse aux appareils photos et photographies à Glisy, près d’Amiens. Cette année, elle aura lieu le 4 mars 2017. À vos agendas !

Affiche Glisy 2017

Un appareil – Le Nikon F-501 AF

C’était la surprise du Père Noël au pied du sapin cet hiver : un magnifique reflex Nikon, le F-501 AF.

Présentation

C’est un appareil trentenaire (1986, comme moi) qui mêle donc look vintage et bonus nostalgie (comme moi) dans un bloc assez lourd (comme… hein ?) mais offrant une bonne prise en main avec sa poignée.

Mais plus important : le F-501 AF est le premier reflex Nikon « grand public » à offrir un autofocus intégré moderne, à travers l’objectif (TTL, Through The Lens). Il a été vendu aux États-Unis sous le nom de N2020 AF. Dans cette gamme d’appareil, les systèmes plus anciens nécessitaient des objectifs spécifiques qui contenaient le moteur d’autofocus. Le prix élevé à l’époque de ces objectifs a conduit à l’adoption du système intégré du F-501, déjà introduit par Minolta une année plus tôt.

Ironie de l’histoire, les reflex numériques modernes réintroduiront le moteur interne à l’objectif une fois la contrainte économique levée, et ce pour des raisons d’efficacité et de discretion sonore.

Bon à savoir : les batteries utilisées pour mettre en marche cet appareil sont de simples bâtonnets AAA, au nombre de 4, logés sur un support dans la semelle. Facile à trouver, y compris en rechargeable (merci pour la planète).

Autre nouveauté d’alors, le F-501 est équipé de l’avance automatique du film, il n’y a donc plus de levier d’armement. Le chargement en est grandement facilité, d’autant plus que la sensibilité du film est elle aussi automatiquement détectée. Mais comme toute évolution est progressive en photographie, ce moteur ne permet pas encore le rembobinage du film.

Avec l’appareil apparaissent les premiers blocs optiques AF Nikkor qui perdurent encore aujourd’hui ! J’ai donc été gâté par l’ajout de deux objectifs standards, le 50mm f/1.8 et le zoom 35-70mm f/3.3-4.5. Si le second est souvent jugé inférieur, je ne l’ai pas encore testé et j’ai privilégié un essai au 50mm. Bonne pioche : sa réputation la précède, c’est une excellente optique, lumineuse, précise et offrant un bokeh très agréable.

Nikkor AF 50mm f/1.8 : une excellente optique, lumineuse, précise, et offrant un bokeh très agréable.

L’appareil a été très facile et agréable à prendre en main. Je l’ai pris avec moi spontanément à plusieurs reprise pour une pellicule d’essai, sans jamais avoir besoin de réfléchir si la situation était adéquate. En belle journée comme en soirée avec peu de lumière, j’ai tout de suite été à l’aise. Une prise ferme et une bonne stabilité du déclenchement m’ont même permis de prendre quelques clichés dans la pénombre sans trop de flou de bouger.

Les modes de fonctionnement automatiques sont des programmes avec préférence pour les vitesses rapides ou lentes. Un mode priorité à l’ouverture sera votre meilleur allié. Et le mode manuel permettra d’utiliser les optiques compatibles. Seul le mode de priorité à la vitesse pourrait manquer à ses admirateurs. Quelques facéties ergonomiques de jeunesse peuvent être excusées : le bouton de mise en marche a tendance à rester en position intermédiaire, les boutons AF-L et AE-L sont un peu inaccessibles.

Le viseur est clair. Sur la droite est affichée la vitesse sélectionnée avec un guide d’exposition lorsque nécessaire. On peut regretter qu’il n’y ait pas de rappel de l’ouverture sélectionnée, comme sur le Canon A-1, mais c’est une habitude à prendre. Vers le bas, c’est un guide à la mise au point, avec le sens de rotation de l’objectif indiqué : utile lors de la mise au point manuelle !

Dans les basses lumières, la performance de l’autofocus déçoit.

Car dans les basses lumières, la performance de l’autofocus du Nikon F-501 déçoit, et on saisit alors les pas de géant qu’ont effectué les constructeurs avec les autofocus modernes. Lorsque le système automatique n’arrive pas à faire le point, le guide lumineux n’est pas d’une grande aide, et le miroir standard n’offre aucun indice utile à la mise au point manuelle. Il faut trouver un verre de visée optionnel, Type J, pour espérer bénéficier de l’appui de microprismes.

Tout cela mis dans la balance, le F-501 reste un très bon reflex qui permet de tirer le meilleur parti des excellentes optiques compatibles.

Quelques photos

Voici la galerie de quelques clichés tirés de cette pellicule d’essai : Ilford HP5 Plus à 400 ASA. Toutes les images ont été prises avec l’optique AF Nikkor 50mm f/1.8.

N’hésitez pas à laisser un commentaire si vous souhaitez en savoir plus sur le Nikon F-501 AF, et pensez à partager vos clichés pris avec cet appareil en me mentionnant sur Instagram. Bonne photo !

Plus d’infos

 

Remplacer une batterie dans un Polaroid type 100

En juillet dernier, j’ai fait l’acquisition d’un modèle exceptionnel de Polaroid 230. Dans sa boîte, neuf, avec sa facture en francs djibouti de 1969.

Si vous ne connaissez pas cette gamme d’appareils à soufflet (Polaroid séries 100, 200, 300…), représentez vous des engins assez massifs qui permettent de faire des photographies instantanées de la taille d’une petite carte postale. Voici la bête, ci-dessous, comparé à un reflex Canon.

Here is my latest finding – a Polaroid Land Camera model 230. With its original box, its manual, and even its 1969 invoice in Francs Djibouti ! This camera uses pack film and produces 10,8×8,3cm pictures. Thus the size of the monster – compared to the EOS camera beside. Pack film has been recently discontinued by its last manufacturer, Fuji. But stocks are still available – including on Amazon. Also other manufacturers are studying new production of pack film. Avon, Île de France, Fance #vintage #camera #Polaroid #LandCamera #PolaroidModel230 #film #packfilm #instantcamera #lomography #staybrokeshootfilm #ishootfilm #filmisnotdead #analogue #collectibles #carbootsale #fleamarket #instagood #picoftheday #photooftheday #chasinglight #justgoshoot #acertainslantoflight #makemoments #toldwithexposure #acolorstory #France #Fontainebleau

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Un des défis avec ces appareils consiste à remplacer un modèle de batterie qui n’existe plus dans la distribution courante. La Eveready 531/532 était un gros cylindre avec des clips à chaque bout où venaient se ficher les connecteurs de l’appareil. On peut trouver des substituts hors de prix (10€ mini) au doux nom de A19PX/A24PX.

À de nombreuses reprises, j’ai rencontré sur le web des tutoriels qui indiquent comment remplacer cette batterie de 3 ou 4,5 Volts par un support pouvant emporter respectivement 2 ou 3 batteries de type AAA. L’idée est alléchante, les piles se trouvent partout. Mais ces modifications se font au dépens de l’intégrité physique de l’appareil, à grand coup de pinces coupantes et autres pratiques barbares.

Attention, les images ci-dessous peuvent choquer les âmes les plus sensibles.

Je lance donc un grand cri du cœur : STOP ! Ne charcutez plus vos appareils ! Voici une solution, parmi d’autres je n’en doute pas, qui vous permettra de shooter de l’instantané à moindre frais.

L’arsenal requis

Voici la longue liste des éléments dont vous aurez besoin pour substituer cette batterie Eveready 531 ou 532.

Les piles

Vous devez remplacer une batterie de 3 ou 4,5 Volts. Il faut donc 2 ou 3 batteries de 1,5V. Parmi les plus petits formats, il y a les piles-bouton LR44.

Les piles alcalines ont des défauts rédhibitoires en photographie, nous en reparlerons probablement un jour. Mais surtout ici nous avons besoin d’une capacité bien plus importante que ce que les LR44 peuvent emporter, ce qui conduit les gens à utiliser les trop grosses piles AAA.

La solution tient dans les batteries zinc-air PR44, l’équivalent des LR44 alcalines, mais avec jusqu’à 6 fois leur capacité. Seul le voltage est un peu plus bas, à 1,35V. Dans notre cas ce sera négligeable.

Leur prix ? Accrochez-vous bien. Généralement moins d’1€ l’unité, encore moins si vous achetez un stock d’avance : 26cents l’unité pour un pack de 60. Votre banquier vous pardonne déjà.

Les connecteurs

Les petits malins qui auront recherché à quoi ressemble l’Eveready d’origine auront sans doute remarqué que ses clips ressemblent à s’y méprendre à ceux des piles carrées 9V. Ce sont exactement les mêmes.

Ces clips pourront être commandés à 25 centimes chez Selectronic. Attention à prendre un modèle flexible, les connecteurs étant un peu larges dans le Polaroid.

Le support

C’est la partie la plus onéreuse, mais vous pourrez faire jouer votre imagination.

Vous pouvez tenter de maintenir les piles entre elles à l’aide d’un ruban adhésif ou d’un élastique. Ce n’est pas optimal, ça risque de lâcher au mauvais moment, mais c’est jouable et ça coûte 0€.

Si vous préférez un peu de sécurité, il vous faut un support dédié pour les piles. Il en existe sur internet, mais parfois au prix de frais de port prohibitifs. Vous pouvez aussi la jouer bricoleur. Je n’ai pas essayé moi même mais l’idée me plaît !

La solution pour laquelle j’ai opté, c’est d’utiliser l’impression 3D. Il existe des supports, conçus par les internautes, qui peuvent être commandés ou téléchargés si vous disposez d’une imprimante 3D. J’ai conçu moi-même mon support, et j’ai profité d’une autre commande chez Sculpteo pour mutualiser les frais de ports. 6€, c’est plus cher que le scotch, mais plus sécurisant.

Le résultat

Reliez les fils des clips au support, placez vos piles, branchez dans l’appareil. Et voilà !

Le résultat.

STOP MUTILATING POLAROID CAMERAS! I've found numerous tutorials online, describing horrible steps consisting in cutting, scrapping, even soldering in these vintage jewels. Enough! With a simple 9V battery clip, either a custom battery holder like mine or one you can find online, fitting inside the camera, no need to break anything anymore! Voltage is 4,5V in my camera. Some are 3V only. The batteries used are cheap Zinc-Air MR44 batteries, delivering 1.45V. The difference is of 0.15V here. It would be 0.1V in 3V cameras. It's insignificant because old original batteries were alkaline, with a constantly dropping voltage. Price should be around… € 4 max, including batteries. I'll see if I can post a tutorial soon. #vintage #camera #Polaroid #LandCamera #Polaroid100 #Polaroid250 #PolaroidLandCamera #PolaroidModel230 #PolaroidLand230 #PolaroidLand250 #LandCamera340 #LandCamera250 #LandCamera230 #polaroidlandcamera250 #polaroidlandcamera230 #polaroidlandcamera100 #polaroidlandcamera101 #film #packfilm #packfilmcamera #instantcamera #lomography #staybrokeshootfilm #ishootfilm #filmisnotdead #analogue #collectibles #diy #savepackfilm #fujifp100c

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Si vous vous débrouillez bien, pas besoin de souder, pas besoin de couper, pas besoin de démonter quoi que ce soit ! Et surtout, nul besoin de taillader les entrailles votre appareil.

Amusez-vous bien avec votre Polaroid type 100, et envoyez moi des photos de vos montages et des scans de vos polas !

5 appareils vintage pour bien commencer votre collection

Ça commence toujours simplement : vous êtes tombés sous le charme de d’une boîte à image sur une brocante, ou vous avez retrouvé l’appareil de grand-maman, et puis vous souhaitez agrandir petit à petit la famille ? Vous voulez débuter une petite collection, pour le fun, façon chasse au trésor, pourquoi pas en famille, et sans débourser trois fois votre SMIC ?

Voici une liste qui rassemble des appareils adorables, abordables, amusants à chercher et à manipuler. De plus, elle constitue une base solide pour découvrir une première série de types d’appareils classiques.

Vous vous demandez déjà où chercher. Ebay ?  Leboncoin ? Une petite précision est nécessaire au préalable sur ces « points de vente ». Si les collectionneurs confirmés ont tendance à se rendre dans des bourses dédiées, parmis lesquelles la Foire de Bièvres, votre meilleur moyen de commencer sans vous ruiner sera plutôt de vous limiter aux vide-greniers et vide-maisons autour de chez vous. D’ailleurs ce sont, à mon avis, les recherches les plus amusantes à faire en famille. On en reparlera plus bas : réservez les bourses photo pour votre avenir de collectionneur.

Quant aux sites d’enchères en ligne, c’est comme faire ses courses de Noël sur Amazon : on trouve tout, à tous les prix, et sans aucun plaisir. Fuyez !

Bien, ceci étant dit, commençons tout d’abord par les best-sellers des best-sellers, j’ai nommé…

Fex Ultra Reflex
On parlera de Fex dans cet article, alors voici un Ultra Reflex, pour le sport !

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Où et quand acheter des films pour Polaroid ? Deux codes promo !

Les films pour Polaroid 600 et SX-70 ne sont plus produits par Polaroid depuis maintenant 8 ans, autant dire que les dates de péremption ont été atteintes depuis longtemps. Même dans des conditions optimales de conservation, ces packs vendus au prix du neuf ne valent pas le coup. Evitez donc eBay. Fuyez pauvres fous !

Plusieurs séries et gammes de films sont actuellement produits par Impossible Project. Quelques différences sont à noter. Les cassettes contiennent 8 photos, et non 10 comme à l’origine, et ce pour des raisons techniques et très probablement économiques. Le prix de ces cassettes, peu importe le type de film, est de minimum 20€.

Pas besoin d’avoir fait math sup’ pour calculer le prix de la photo : chaque cliché revient à 2,5€.

Tour Motnparnasse
Tour Montparnass – Polaroid Instant Color SX-70

Il existe pourtant de très bons plans si vous souhaitez faire un usage extensif de vos appareils Polaroid. Je vous conseille donc de réfréner vos ardeurs et d’attendre les promotions qui sont monnaie courante chez Impossible et ses revendeurs. Très souvent le site Impossible Project propose des réductions sur tout ou partie de sa production. Les réductions plus importantes interviennent sur les produits en fin de série, les formules des films étant en constante évolution.

D’ailleurs en ce moment, à l’occasion du Salon de la Photo 2016, Nation Photo à Paris propose sur sa page Facebook 20% de réduction sur tous les films Impossible, soit au moins 4€ par cartouche sur leur site internet. La livraison étant offerte sur ce type de montants, et la date de fin d’offre n’étant pas connus, c’est à saisir d’urgence ! La réduction se fait à la commande en utilisant le code de réduction SWEETSIXTEEN valable jusqu’au 31/12/2016.

Pour être au courant des réductions quand elles interviennent, le mieux est de surveiller les comptes des revendeurs sur les réseaux sociaux et si possible s’abonner à leurs newsletter.

Si vous avez d’autres bon plans pour vous procurer ces films, n’hésitez pas à en faire part dans les commentaires. 🙂

Black Friday Impossible ProjectMise à jour : en 2015 Impossible appliquait pas mal de réduction lors de la saison à venir du Black Friday. Restez à l’écoute !

Mise à jour du 22/11 : Et voilà, Impossible Project a annoncé 20% sur l’ensemble de son site pour le Black Friday ce week-end. Le code promo a appliquer est BLACKFRIDAY.